Revalorisation des marges bénéficiaires:

Le Conseil de l’Ordre, après des discussions laborieuses avec les autorités, a pu rétablir les marges bénéficiaires d’avant 1968 pour les pharmacies d’officine (32%, 30% et 28%), et les grossistes répartiteurs (10%). Cette réintégration des marges est en même temps suivie d’une revalorisation des honoraires de responsabilité qui passent de 15,20 et 25 millimes à 40  et 45 millimes.

L’arrêté sur les marges ne paraîtra que le 14 mars 1988.


Cette amélioration de la situation financière du pharmacien d’officine permettra de mieux absorber l’augmentation du nombre de pharmacies. Le nombre de pharmaciens  inscrits au tableau de l’ordre était passé à 1287 en 1984, ayant plus que doublé en 5 ans (596 en 1979), tandis que le nombre des officinaux passait à 758 (alors qu’il était de 450 en 1979). Les grossistes étaient au nombre de 14 en 1984.

Sur proposition des certains confrères un fonds d’entre aide professionnelle fut créé par le Conseil de l’Ordre; la présidence en fut confiée à Radhi Jazi ; il dirigea ce fonds pendant une année.

Par la suite les actions de ce fonds se sont limitées, pour devenir pratiquement inexistantes au bout de quelques années


Dans le but de trouver des emplois pour les jeunes, le C.O.P. et les  autorités de tutelle ont été amenés à créer des «zones prioritaires» qui ont permis par l’arrêté du 2 septembre 1987 à certains pharmaciens de s’installer.
Par la suite, ces secteurs prioritaires seront assimilés aux communes auxquelles ils appartiennent, lors du changement de numerus clausus. Mais ils n’auront rien réglé quant à l’emploi des jeunes, puisque limités.


En juin 1987 un arrêté du Ministère de la Santé Publique fixera la composition et le fonctionnement du comité technique des spécialités pharmaceutiques en vue de l’autorisation de mise sur le marché (A.M.M.).

Enfin l’arrêté du 24 août 1987 fixe les horaires d’ouverture et de fermeture des officines de détail. C’est le 5ème en 10 ans.Il démarque les horaires pour les catégories A et B. Cet arrêté tient compte de l’établissement de l’heure d’été en Tunisie.

D’autres amendements à la dite loi  sont promulgués dans la loi du 11 décembre 1989. Ils apportent des changements structurels importants:

•Création des conseils régionaux qui seront au nombre de 6 : Tunis, Ariana, Béja, Sousse, Sfax et Gabès.
•Le C.N.O.P. remplace le C.O.P. : Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens se compose de 11 pharmaciens dont au moins un pharmacien par branche d’activité, toujours élus par l’ensemble du corps électoral:
  -Officine de catégorie A
  -Officine de catégorie B
  -Hospitalier                   
  -Biologiste
  -Industriel
  -Grossiste-répartiteur
•Introduction de l’avertissement parmi les sanctions disciplinaires.
•Les candidats au Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens ne peuvent être élus pour plus de 2 mandats consécutifs.